Le port de Churchill offre un potentiel d’expédition tout au long de l’année
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- Date
- 21 août 2026
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- Nouvelles
La Presse Canadienne | Publié le 21 août 2026
Winnipeg — Le premier ministre du Manitoba estime que les études démontrant le potentiel d’une activité portuaire tout au long de l’année au port de Churchill renforcent les arguments en faveur de l’extension de ce port de haute mer de l’Arctique.
«Cette avancée signifie que nous pouvons cesser de nous demander si le transport maritime tout au long de l’année au départ de Churchill est possible», a mentionné Wab Kinew dans un communiqué, vendredi.
M. Kinew a expliqué que ces études répondent à une préoccupation majeure des transporteurs et contribueront à attirer des investissements.
«Le moment est venu pour le secteur privé, les investisseurs et les gouvernements, au Canada et dans le monde entier, d’investir à Churchill», a-t-il soutenu.
Ces études indiquent que les progrès de la technologie maritime et le recul de la banquise dû au changement climatique permettent d’étendre considérablement la période de navigation au-delà des quatre mois actuels.
Elles montrent que ces voies navigables pourraient être empruntées toute l’année par des brise-glaces coûtant entre 100 et 410M$, au lieu des milliards de dollars que coûteraient des navires plus robustes.
Des vraquiers correctement conçus, dont le coût se situerait entre 60 et 70M$, pourraient également emprunter cette route pendant 9 à 10 mois par an dans la plupart des conditions, selon l’une des études.
La navigation avec des navires plus légers devient plus facile à mesure que la couverture de glace marine diminue.
La période pendant laquelle les eaux sont libres de glace s’est allongée d’environ un mois depuis les années 1980. Chaque demi-degré de réchauffement ajoute environ deux semaines supplémentaires, selon une autre étude.
Ces études ont été menées par l’Université du Manitoba, Fednav et la Fondation pour la recherche arctique, tandis que le financement provenait des gouvernements du Manitoba et Canada, ainsi que du groupe Artic Gateway, détenu par des Autochtones, qui est propriétaire du port.
M. Kinew s’est fait le champion de l’extension du port, y compris des exportations potentielles de combustibles fossiles, qu’il considère comme un moteur économique essentiel pour la province.
Le port a connu une activité maritime limitée ces dernières années, mais a recommencé cette année à expédier des céréales après une interruption de six ans, ainsi que des quantités limitées de zinc et de potasse.